







L’institution qui ne peut pas s’infiltrer et “dominer“ la sphère intime familiale a décidé de ne pas s’en occuper. Pour les enfants tous les financements se font en réduit.
Par exemple les programmes de prévention qui auraient dû être universels se contentent de financer des programmes de prévention pour les populations vulnérables, en difficultés psychosociales. Populations qui correspondent à un repérage et à un chiffrage possible et plus facile pour l’institution.
Cette prévention ciblée, même si elle est socialement utile, ne fait que renforcer la stigmatisation de la santé mentale, car elle incite monsieur tout le monde à se dire qu’il faut rencontrer des difficultés psychosociales pour s’occuper de la santé psychique familiale, et particulièrement mère-enfant, dès la grossesse.
Un enfant ça n’existe pas seul.
La souffrance psychique ne se diagnostique pas et ne se traite pas comme une maladie dans le champ somatique. Les signes sont souvent secrets et imperceptibles pour les parents. Souvent la souffrance de ces enfants est celle de ses parents, elle peut devenir aussi une préoccupation supplémentaire aux difficultés que peuvent traverser les parents. On ne peut donc jamais évaluer le problème que présente un enfant sans s’inquiéter de ce qui dans ce problème, peut blesser, toucher, ficher ou émouvoir ses proches. C’est d’abord par ses parents qu’un enfant souhaite être aidé (P. Huerre )
Financement : Dans les différents rapports que nous avons parcourus (Cour des Comptes, Irdes, Cnam, académie de médecine, Fondamental) impossible de trouver les dépenses propres à l’enfance. Alors que les maladies chroniques dans cette catégorie de la santé représentent le coût le plus important pour l’assurance maladie, loin devant les maladies cardiovasculaires et loin devant le cancer, soit 168Md ‘€ ( +ou-selon les sources et la prise en compte du médicosocial)
Celui de la pédopsychiatrie, de l’enfant et de l’adolescent, est selon le rapport de la Cour des Comptes(2023) d’1,8Md’€
Chantal Roussy
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