







Le cerveau du bébé est le seul organe à ne pas être complètement terminé à la naissance., ce qui rend l’environnement sensoriel essentiel pour assurer la sécurité de son développement
Jusqu’à 3 ans il n’y aura que 85% de la maturation cérébrale qui interviendront, avec 700 à 1000 nouvelles connexions par seconde. Il continuera sa formation définitive pendant encore 3 années de plus, voir plus longtemps pour certains bébés.
Il existe des maltraitances subies par le bébé, qui nous sont invisibles, et qui ne peuvent être repérées que par les personnes très proches de lui, en priorité ses parents, sa famille. Ces derniers, doivent rapidement repérer les traumatismes ou les difficultés du bébé pour éviter des altérations cérébrales qui pourraient entrainer des désorganisations pendant le développement du cerveau. Le développement harmonieux physique et psychique, du cerveau du bébé se fera grâce à un environnement comportemental et émotionnel sécurisant, en lien avec sa niche sensorielle. Ce que nous faisons devant ou avec notre nouveau-né, tout ce qu’il perçoit du monde crée une connexion dans son cerveau.
Le développement du cerveau de l’enfant et la qualité de sa santé psychique, se construisent à travers les relations, les regards, la sécurité émotionnelle. Lorsqu’un enfant ne se sent pas compris ou sécurisé, il développe des stratégies de survie : faux self, repli, adaptation excessive. Ces mécanismes lui permettent de tenir, mais au prix d’une souffrance silencieuse.
L'environnement affectif constitue le véritable terreau sur laquelle repose tout le potentiel de développement positif du cerveau
Le cerveau de l’enfant possède dix fois plus de connexions que le réseau internet mondial : Un million de milliard de connexions synaptiques. Cela signifie, qu’il lui suffit de vivre et d’être en relation avec le monde pour créer un foisonnement de connexions neuronales. Ce sont les routines quotidiennes et toutes les interactions avec le monde environnant de proximité, qui vont contribuer au développement et à la formation en continu de son cerveau. Tous les traumatismes émotionnels vécus à cette époque peuvent avoir un retentissement sur le développement de ses capacités cognitives. La raison ne peut pas sous le couvert exclusif de la biologique, couvrir le champ de la santé psychique, qui est le champ de l’existence de l’homme et de son enracinement anthropologique, social, en développant ses capacités cognitives.
Plus l’enfant est petit, plus la partie sensorielle, dépendante de multiples facteurs affectifs et émotionnels dans les interactions, est importante. Les psychiatres de l’ adulte et les professionnels de la neurologie ont besoin du langage et ne travaillent pas dans le sensoriel, c’est à dire sans le langage. Or Il existe un langage sensoriel, pour lequel les pédiatres et les pédopsychiatres sont formés, et qui est aussi celui des interactions avec les parents.
« Le cerveau de demain est donc à la croisée des chemins. D’un côté un risque authentique d’asservissement lié à l’essor des technologies. De l’autre des technologies qui favoriseront l’épanouissement de chacun d’entre nous. Pour devenir réalité, cette perspective plus optimiste requiert la conjonction de facteurs innombrables, qui ne sont certes pas tous entre nos mains ici et maintenant, mais qui nous confrontent entre autres chose à la nécessité de savoir parler cerveau et ce, dès le plus jeune âge ». (L .Naccache Parlez-vous cerveau)
La contrainte de la génétique est sous contrainte de l’épigénétique. Le fatalisme génétique recule mais la transmission épigénétique existe. Le cerveau est programmé pour échapper aux contraintes génétiques. Nous sommes en permanence modifiés.
Notre cerveau est un organe récepteur et distributeur, ce n’est pas un organe rigide. Sa plasticité permet d’élaborer des stratégies pour résoudre situations nouvelles et complexes.
Les neuroscientifiques nous parlent de l’analyse du fonctionnement du cerveau à un moment choisi et précis où ils ont identifié les troubles. Ils n’ont pas l’image du cerveau avant que les troubles s’installent.