• 39109083 ml2Mon enfant a trois ans et il n’accepte déjà aucun signe d’autorité. Je pense que nous avons fait des erreurs en étant trop permissifs. 

    Nous faisons tous des erreurs. Il n’y a pas de parents parfaits. Il faut que vous ayez aussi de la compassion pour vous. Aujourd’hui prenez le temps … très doucement, de lui réintroduire l’idée de limites, par exemple en partant d’un sujet simple au départ. Il en a besoin. Attention, lâcher prise ne veut pas dire laisser faire.
    La valorisation de l’enfant ne signifie pas lui dire que tout est toujours bien et qu’il réussit tout.

  • Que pensez-vous de l’autorité devant des comportements négatifs? 

    Il n’y a pas de comportements négatifs naturels chez les petits. Cela peut être une réponse à un détournement de votre empathie. Cherchons ensemble les raisons sous-jacentes de ces attitudes.

  • Je fais beaucoup d’efforts pour penser à tout ce qui peut influencer négativement le développement de mon enfant et pourtant il me semble que des choses importantes m’échappent. Que puis-je faire ? 

    Bien sûr vous ne pouvez pas tout contrôler. Il vous faut dissocier une discipline un peu rigide à laquelle vous pouvez être contraint par votre vie sociale familiale ou professionnelle, des qualités essentielles pour le bon développement d’un petit. Trouvez la mesure du mélange anti rigide : intuition, bon sens, confiance, conscience et bien sûr l’amour.

  • J’ai trouvé une solution de garde pour mon enfant qui me simplifie la vie, et pourtant mon enfant pleure à chaque fois que je le dépose et maintenant il pleure dès qu’il sait que je le prépare pour partir.

    Il peut y avoir plusieurs raisons, tout dépend déjà de son mode de garde. C’est à vous d’en comprendre les raisons, cela peut être passager dans un premier temps ; si ces pleurs perdurent ne sous-estimez pas leur importance. Il peut y avoir des raisons très simples, mais cela peut aussi provenir de raisons plus profondes.

  • Nous avons vécu un traumatisme familial grave. Comment pouvons-nous repérer les répercussions psychologiques possibles sur notre enfant ?

    Le fait que vous vous posiez cette question est un élément vraiment positif. Effectivement il a pu ressentir pendant cette période un manque de sécurité affective, dont vous n’êtes pas responsable, mais qu’il vous faut prendre en compte Vous ne devez pas enfouir cet évènement. Évidemment chaque enfant perçoit ce type d’évènement de façon différente, et vous devez être attentif à ne pas lui transmettre vos inquiétudes. Un bébé est une éponge. Son vécu du traumatisme dépend étroitement du vôtre.

  • Mon enfant a été scolarisé en maternelle à 3 ans. Il a fait une rentrée joyeuse à 4 ans, aujourd’hui il ne veut plus retourner à la maternelle.

    À quatre ans votre enfant parle, posez lui des petites questions faciles, indirectes, sans aborder le sujet de votre préoccupation, ce que vous avez peut-être déjà fait sans réponse. Prenez le temps. Étudiez sa réponse grâce à vos intuitions. Cela peut-être long, et puis interrogez la maîtresse. Le contact est peut-être difficile avec elle, mais il ne s’agit pas forcément que de cela.