39108987 ml2

Antonio Damasio : l’erreur de Descartes. Il se pourrait que l’esprit humain soit d’une telle complexité qu’on ne puisse jamais complètement en rendre compte étant donné nos limitations intrinsèques. Peut-être même s’agit-il d’une entité qui ne relève pas de l’ordre de l’explicable mais de celui du mystère, car il nous faut s’efforcer de distinguer les questions pouvant légitimement être abordées par la science de celles qui nous seront à jamais inaccessibles.

Notre cerveau, organe récepteur et émetteur.
Le cerveau n’est pas un organe rigide. C’est un réseau fluide, sa plasticité permet d’élaborer des stratégies adaptées à la vie de chaque instant. Nous avons 100 milliards de neurones avec des capacités d’adaptation et une individualisation pour chaque neurone.

Nous savons enfouir les problèmes pour lesquels nous ne trouvons pas naturellement des réponses  prédictées par une culture sociétale environnante aujourd’hui dominante. Est-ce suffisant ? Certainement pas !   La raison ne peut pas sous le couvert  des seules sciences biologiques, appréhender  le champ de la santé psychique, qui est le champ de l’existence de l’homme et de son enracinement anthropologique, social, et biologique. Nous sommes aujourd’hui   comme mutilés d’une partie  probablement la plus vivante de nous-mêmes car nous sommes des êtres pensant et aucun système le plus rationnel soit-il, peut interdire à l’homme sa Pensée même si elle  peut être irrationnelle par rapport à la pensée sociétale dominante.   

L’Humain est un être pensant, à prendre et comprendre dans sa globalité physique et psychique. Apprenez à vous connaître psychiquement comme vous vous connaissez physiquement.

 Antonio Damasio, Joseph LeDoux (Sciences Humaines Le Cerveau et la Pensée). Ils ont contribué à populariser cette idée : l’intelligence, la mémoire et tout ce que l’on met habituellement dans la sphère de fonctions intellectuelles supérieures sont en connexion étroite avec les émotions, les passions, les pulsions. Le cortex ne peut fonctionner correctement sans le recours aux régions limbiques du cerveau, responsable des émotions.  

Les savants, les experts, travaillent de façon de plus en plus performante dans des disciplines qui n’ont pas suffisamment de connexions entre elles.

La biologie, les neurosciences et l’épigénétique sont interdépendants et jouent des partitions décisives dans la construction et le fonctionnement de notre cerveau. Comment faire pour que les  scientifiques ne débouchent pas sur des découvertes de solutions arbitraires ?

Il n’y aura pas de biomarqueurs ! Pas plus que de déterminants! Les statistiques ne pourront être que des supports très incomplets. L’environnement c’est toute une nouvelle science à découvrir. Elle sera planétaire et locale, plurielle et individuelle, macro et micro.  Pour ce faire, chacun d'entre nous doit découvrir l’équilibre des environnements convenant le mieux à son bien-être. Nous serons nos propres  opérateurs, experts de proximité. Nous savons déjà aujourd'hui qu'un environnement positif aura une influence favorable sur notre Santé, et donc directement sur celle de nos proches.

Il nous faut agir dans ce sens, dès les premiers jours de vie pour le bien-être.